LULU, Opéra d'Alban Berg -- Acte 1, Scène 1 : Analyse



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  Chap.  

DVD
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Piste

CD
Time

SEQ.


ss/séq.

  Mes. Séquence  

 
 

 

 
 

3 2   A  

L'Atelier du Peintre. Placé de coté, un chevalet avec le portrait inachevé de Lulu (que le spectateur ne voit pas).

Ce tableau sera présent, sous diverses formes, dans toutes les scènes de l'opéra.


Lulu, le Peintre, Alwa, Schön.
Alwa souhaite engager Lulu pour son opéra et s'étonne de l'absence de son mari (sans doute commanditaire du tableau).
Schön critique le tableau et le peu de concentration du Peintre...
Puis Schön et Alwa sortent laissant seuls le Peintre et son modèle.

RECITATIF  
      86-131
00:06:20     85-91

Temps initial du récit où les principaux personnages se désirent, se reconnaissent, se nomment.

      86

Dans le DVD de référence, jolie idée de mise en scène: Alwa entre une partition dans les bras. On reconnaît une partition d'Universal -Edition. Celle de Lulu ou celle de Wozzeck (dont il sera question dans la 3ème scène de l'Acte)?

      85-89

Une première expression sérielle Série Génératrice ♫ (sur do) entre orchrestre, Alwa, Schön et Lulu.

On remarquera que le Peintre est absent de cette expression claire de la série génératrice.

      90-91

Une deuxième, sur do par mvt.cont., par la voix de Schön - puis Altos et Vcl - sans doute contrarié de rencontrer son fils ici. Aux 1.Von: le Rythme du Professeur de Médecine, encore loin.

      92-97

Les quatre accords aux 3 Vcl solo disent à nouveau l'antagonisme père-fils. -3 premiers sons de Schön - 3 premiers sons d'Alwa- 3 sons Schön – 3 sons Alwa.

(Reiter propose une relation avec la série génératrice assez tarabiscotée. "Tout est dans tout"!!

A la contraction de ces sons répond le dépliage du thème de Tableau (au Quatuor) qui se poursuivra jusqu'à <97>. Manière très bergienne de passer de l'horizontal au vertical par coagulation progressive. Alwa, sur les six premiers sons de Série Génératrice ,  

ALWA: Dois-je en croire mes yeux ? Madame vous ici !

      97

Tableau ♫   (Cordes et Bois)

      98

Sur sa série, Alwa ♫ propose à Lulu un rôle dans son opéra.

      99-100

Elle lui répond sur les premiers sons de la Série Lulu ♫ (repris en canon par pizz de Vcl; et l'on verra plus tard ce que canon signifie pour Berg!)

      103-106

A l'interrogation légèrement agacée - on sent déjà la rivalité entre les deux hommes -  de Schön, (premiers sons de la Série Génératrice) une réponse un peu bégayante (notes répétées) d'Alwa (les trois sons suivants) suivie de la demande de Lulu (les quatre derniers sons).

On observe là une version ornementée et distendue de la série.

SCHÖN ( à Alwa): Quel vent t'amène?

      107-108

Alwa répond sur les sons 2-8 de Série Génératrice sur do# par mvt cont. 

      108-110

Aux trois clarin.: le rythme ♫ "Professeur de Médecine"se fait plus insistant. 

ALWA (à Lulu): Mais où est votre époux?

      112

Schön insiste lui aussi : Série Génératrice sur la, répartis entre cordes et Clar.

      113-114

Effet miroir sur le rytme Professseur. Il devrait être là! Schön, irrité  répond par mvt cont à Lulu.

SCHÖN: Saluez-le de ma part

      116-118

Compliments de Lulu pour la fiancée de Schön sur la Série Lulu ♫ sur Fa. La série ici, se fait Thème;

Thème lulu ♫

      119-122

Schön, que l'on sent mal à l'aise, s'en prend au peintre sur le début de son thème au Vcl solo.

SHON (au Peintre): Il faut que vous donniez un peu plus de modelé;. La chevelure est ratée. Vous ne vous vous concentrez pas assez.

      124-129

L'Eros ♫  revient (piano), porté par la 7ème diminuée de la sensualité de Lulu, se heurte au "devoir" d'Alwa, soudain réveillé par l'intervalle-Signal ♫  qui envahit l'ensemble et…

      130-131

…vient buter contre la Série Génératrice sur Ré en trois accords ♫ de quatre sons aux Vons. Plus exactement trois intervalles de deux sons superposés l'un à l'autre préfigurant le "dispositif" du Peintre. Mais surtout annonce du thème Tableau (déjà amplifié) dans la période qui suit. Schön et son fils quittent la scène. Lulu et le peintre restent seuls.

      B  

On attend le mari de Lulu, le vieux Professeur de Médecine. 
Le peintre, de moins en moins concentré sur son travail et de plus en plus "désirant" de Lulu qui, pourtant, le prévient de l'arrivée imminente de son mari. 

INTRODUCTION AU CANON  
00:08:27 01:49   132-135

Musicalement (et la mise en scène devra en tenir compte) c'est le conflit entre Désir et Devoir (Alban aurait-il lu Spinoza?) Une alternance réglée entre Thème du Tableau et "dispositif" du Peintre car on ne peut pas parler là de thème puisqu'il ne s'agit que d'un repliement de la série génératrice sur elle-même. (Les 6 premiers sons sur les six derniers ou 3 accords de quatre sons)

      132

Th. Tableau ♫ aux Bois

      134

Le Peintre quitte son chevalet pour s'approcher de Lulu "Dispositif" Peintre ♫ aux Cordes.

      136-138

Divers traitements de la SG –toujours par groupe de six- en particulier par mvt cont. quand le Peintre interpelle Madame le Profeseur de Médecine <136>, tandis que s'insinue un rythme –double croche-double croche-croche- (Lulu et Cordes basses) qui nous indique que le mari Professeur de Médecine n'est pas loin! <138> Rythme Professeur ♫

      139

"Dispositif Peintre" aux Vons

      142

Le rythme (diversempent varié) aux Cordes, nous le confirme.Le Professeur n'est pas loin Peut-être est-ce cela qui ramène le Peintre à son chevalet !

      143-144

Mais le Thème Tableau (2 mesures dans sa première présentation) ne remplit ici que une mesure et demie. Nous verrons que ce raccourcissement a quelque chose à voir avec le Canon qui suit. Et puis c'est aussi l'impatience du Peintre. Moins de temps au Tableau, plus auprès (très près) de Lulu

      144-145

Donc reprise du "dispositif" mais poco agitato. L'énervement gagne jusqu'à ce que Lulu tape du pied dans le Rythme du Professeur , soutenue en cela par une timbale. " Ici, tape du pied " nous indique la partition.

LULU: Mais peignez donc!

      146

Remarquer la précision rythmique du "a tempo".

      147-148

"Pourquoi donc n'est-il pas là?" nous disent aussi C Basse et Basson tandis que Lulu <148>: "j'aimerais mieux qu'il soit là" sur Série Génératrice Mvt. Cont. sur Ré#. (avec 1.Von dans un "dispositif" Peintre) penserait-elle le contraire de ce qu'elle chante?

      149

Mais le Peintre ne se tient plus. Le thème Tableau ( son rappel à l'ordre!) est maintenant réduit à 1 mesure.

      150-155

Un "poco a poco accelerando" vient souligner l'affolement grandissant ponctué par le "laissez-moi tranquille" de Lulu. Le tissu musical lui (Voix et Orchestre) s'exacerbe sur différentes expressions de la Série Génératrice. En particulier <151> le Peintre chante la Série Génératrice sur Si bémol mais en commençant "plus haut " par le 7ème son !

On remarquera comment l'émotion du Peintre se traduit par des "bouts" de série, séparés par des silences.

Le Peintre: Si vous vouliez bien, un peu plus haut à gauche, la culotte

      C  

Il finit par jeter ses pinceaux et s'ensuit une poursuite érotique où il finit par rattraper Lulu, consentante.

CANON  
00:10:16 03:29   156-185

Et voici maintenant un premier exemple de ce que l'on pourrait appeler une "réthorisation" du récit. C'est-à-dire une forme musicale qui rende compte d'une situation dramatique. Ici, le Canon, pour une poursuite érotique. Mais une poursuite où le poursuivant (le peintre) se rapproche peu à peu de la poursuivie (Lulu). Ce qui donnera lieu à trois écarts se retrécissant entre sujet et réponse.

    C1 156-162

Canon à l'unisson distant d'une mesure sur le thème Lulu ♫, scandé, au piano et bois par le rythme du destin ♫.

      163-169

Id. mais sur Thème Lulu - par mvt cont

LULU: Retournez à votre travail

      167-169

C'est maintenant la percussion qui reprend le rythme du Destin ♫

    C2 170-176

L'intervalle (du Canon) se retrécit à deux temps. Délire des deux personnages. Le peintre ayant attrapé la jambe de Lulu et la regardant d'en dessous"voit jusqu'à Orchus la porte de l'enfer"! tandis que la harpe se déchaîne dans une progression de 4te augmentée (mort). La pudeur de la mise en scène, ici, ne rend pas compte de l'image que souhaitait, vraisemblablement, Berg.
Le rythme aux Vcl et Cbasse.

    C3 177-185

L'excitation est maintenant à son comble. L'intervalle se réduit à un temps; comme l'intervalle qui sépare le prédateur de sa proie Le thème de Lulu est entendu par mvt droit et cont. Le rythme du destin est repris au piano en obstinato. Le canon est maintenant doublé aux cordes (ossia) puis à la harpe.

      182-185

Au milieu de la mesure 182, l'écart n'est plus que d'1/2 temps;mais le plus beau, le plus émouvant est sans doute la façon dont les deux voix du canon (sur les quatre dernier sons du Thème Lulu par mvt. cont.) se rejoignent à l'unisson  (écart = 0) lorsqu'ils tombent dans les bras l'un de l'autre.

      D  

Lulu craignant de plus en plus l'arrivée de son mari, tandis que le peintre lui déclare son amour !

CODA  
00:11:06 04:21   186-195

Aux cordes, forte et comme une injonction, le Peintre ♫   déclare son amour sur son "dispositif" (Série Génératrice mvt. Cont. sur fa#). Lulu sent que son mari approche. Une menace plane. Exprimée principalement par le rythme du destin, à des vitesses différentes (entre Bois, Percussions et Piano). La musique est constamment traversée par le thème de Lulu (souvent ornementé) et des éléments du "dispositif" peintre (souvent varié également).

      186-188

On remarquera la forte opposition rythmique entre le débit lent du Peintre (sa déclaration) et celui, précipité de Lulu qui semble être ailleurs .

LULU: J'aimais un jour un étudiant criblé de 175 balafres.

      189-192

Mais elle se réveille soudain quand il l'appelle Nelly ; et le dialogue reprend alors son allure précipitée.

LULU:Je m'appelle Lulu.

      193-195

S'installe, aux Cordes, une prémonition du Rythme Professeur ♫, arrivé maintenant derrière la porte après un long trajet subtilement évoqué au début de la scène. Cette arrivée est soulignée par la quarte-signal la bémol-ré bémol au vibraphone suivie d'un point d'orgue, souvent employé par Berg pour souligner un "suspense"!

      192-193

Aux trois trombones: thème du Tableau, varié harmoniquement.

4 3   E  

Le voilà justement qui arrive, enfonce la porte, constate son infortune et en meurt, frappé par une crise d'apoplexie. Consternation du Peintre ; indifférence de Lulu.

MELODRAME  
00:11:54     196-257

La séquence est en deux parties : Le Professeur frappe à la porte, l'enfonce et meurt, frappé d'apoplexie [E1].
Pause.
Ahurissement du Peintre et de Lulu [E2].

    E1 196-218

La musique construite sur deux éléments: un canon rythmique aux percussions sur le rythme du Professeur (de même nature que celui qui accompagnera la mort du Peintre dans la scène suivante) et le "dispositif tierces" Professeur ♫. Berg prévoit un synchronisme entre le rythme et la chute de la porte. Le Rythme du professeur est clairement exprimé maintenant par la Hpe. <212-218>.

00:12:17     218

Un long point d'orgue sur une tierce majeure aux CBasses . PAUSE.

On aimerait que les mise en scènes traitent ces moments comme une image arrêtée.

Plus rien ne bouge; c'est la sidération. 

    E2 219-257

Même organisation musicale que précédemment mais le Rythme Professeur  ne subsiste clairement qu'à la harpe, " en écho" puis disparaît complètement. Les groupes-fusée de tierces évoluent dans tout l'orchestre.

La 2ème flute accompagne la sortie du Peintre <255> par un trait fabriqué sur des éléments de la série génératrice par mvt. cont.

      F  

Lulu contemple calmement le cadavre et tourne autour en dansant.

CANZONETTA  
00:13:00 01:01   258-283

Le Peintre est sorti.Lulu, restée seule, passe de la peur au cynisme, allant jusqu'à esquisser un pas de danse autour du cadavre de son mari.
Et cela sur un nouveau thème assez allègre (Thème du cynisme ♫ de Lulu ) qui reviendra à la mort de chacun de ses maris ainsi que pour le premier de ses clients (III,2)
Comme souvent dans l'opéra, il est issu d'une manipulation mélodico-harmonique sur le mvt. cont. de la Série Génératrice sur MI. La mélodie extrait les sons 1-2-4-5-8-11, l'harmonie accompagnante: le reste.
<267> un motif central ♫ destiné à accompagner les entrechats de Lulu autour du corps de son mari mort, qui n'est pas sans évoquer par son rythme et son allure, la Gavotte de la future Sonate. <273> Retour au premier motif.

      282-283

Le Peintre revient sur la même musique qui avait accompagné son départ <255-257>- procédé souvent employé par Berg et qui évoque la forme en arche. Sur un trait (ici au Basson) composé des deux demi-séries –cont. sur la- . Le "dispositif" du peintre est entendu mélodiquement.

      G  

Le peintre, lui, s'effraie du cynisme de Lulu.

RECITATIF  
00:14:28 02:28   284-304

Il doute encore… N'entendons-nous pas encore le rythme du Professeur? (Clarin Harpe). Lulu, elle, ne doute pas et chante son cynisme retrouvé <285-291>.

      302-304

4 Accords (au quatuor) qui nous préparent à retrouver le Tableau (mvt. contr.) et auxquels Lulu répond par la fin de son thème "cynisme ". Puis par mvt. dr. <302> lorsque le peintre dit à Lulu "regarde-moi dans les yeux"….

LULU: Maintenant je suis riche

      H  

Le voilà maintenant l'interrogeant sur ce qu'elle est vraiment; si elle a une âme, si elle a jamais aimé...

"Elle ne sait pas".

 

DUETT  
00:15:22 03:34   305-328

Dans ce duo poignant, le Peintre questionne, Lulu répond qu'elle ne sait pas.
C'est le triomphe du Thème Tableau ♫ qui débute au quatuor <302>, génère les mvt. mélodiques des voix ainsi que des variations harmoniques. On remarquera que les réponses (!) de Lulu reprennent les derniers sons des questions d'Alwa.
1ère période <305-312> durant laquelle <309> le Thème Tableau varié s'inverse et aboutit à une faille (Recitativ) sur un accord de 9ème de dominante; manière de pose, de respiration avant une
2ème période <314-317> qui reprend un ton au-dessus et en la contractant le texte de la 1ère période jusqu'à la vocalise de Lulu –ses plus hautes notes de la séquence- qui sur son dernier "Je ne sais pas" chante la Série Génératrice par mvt. cont., reprise aux violons. Aux cordes et cuivres graves "écho" du début du questionnement du peintre. <319>
Une 3ème période <322-328> reprend le thème de Lulu (droit et cont.) et après que le Peintre lui enjoint d'aller s'habiller elle sort de la pièce et, comme un souvenir, aux Bois <326 –328>, un écho du canon-poursuite (C).

      I  

Puis, de plus en plus délirant, il s'adresse au cadavre du Professeur, lui ferme les yeux alors que Lulu, complètement indifférente à la situation lui demande de l'aider à finir de se rhabiller.

ARIOSO  
00:16:47 04:55   329-350

Nous voilà ramenés aux minutes qui ont suivi la mort du Professeur, auquel le Peintre s'adresse, bien inutilement.

      329-331

La 7ème majeure et le Rythme du Professeur ♫ (mais dont le silence central s'est considérablement réduit)  en 3ces majeures (cf. <284 et suiv.>)

      332-336

Il veut lui "rendre" Lulu. Son délire s'exprime par une utilisation "délirante" (explosée) d'une demi- Série Génératrice par mvt. cont.

      336-339

Il l'interpelle à nouveau (Rythme et 7ème majeure)

      337-341

Deux moitiés de série mvt cont superposées <339> - dispositif du peintre- il lui ferme les yeux (exaspération du rythme Professeur aux trombones et cordes graves)
<337> aux Trompettes un rappel du duo <309> quand il chantait "peux-tu jurer sur quelque chose ?"

Le Peintre: Je ne l'ai jamais touchée.

      344

Au Trombone: Thème de Lulu ♫ suivi de "la liberté d'esprit" chanté par le Peintre sur les six premiers sons de la Série Génératrice droite (!) et repris par le Sax.Alto <345>

      348-350

"Pour elle, uniquement pour elle.."seront les derniers mots du peintre sur les sons 5 à 9 de la Série Génératrice mvt cont, repris par l'orchestre sous une forme canonique.

Motif ♫ que nous rencontrerons plusieurs fois dans l'oeuvre.

      351-353

Lulu reparaît et demande au Peintre de l'aider à fermer sa robe, sur le motif central de la Canzonetta. Cynisme réaffirmé!.

Nous sommes déjà dans l'interlude.

      J  

Rideau

INTERLUDE  
00:18:48 06:45   351-406

Les Interludes ont pour fonction, principalement, de permettre –rideau fermé- les changements de décor. Souvent Berg les prévoit trop courts, ce qui occasionne un remue-ménage bruyant derrière le rideau, et amène certains réalisateurs (c'est le cas dans le dvd de référence) à situer l'opéra dans un seul décor.
On peut regretter néanmoins d'avoir encore à voir alors qu'il faudrait se concentrer sur la seule écoute
.
Berg se sert des interludes pour rappeler, commenter et varier les principales musiques de la scène précédente.
Ce sera le cas ici sous la forme d'un mini-scherzo.

Il est à remarquer également que l'interlude est en tuilage sur la scène qui s'achève.

Berg prévoit le Rideau après les deux dernières phrases de Lulu dont le cynisme persiste.

LULU:Voulez-vous m'agrafer? Ma main tremble.

      351-361

Matériel de la Canzonetta <258-283> ; commence par la partie centrale.

      362-366

Matériel du Duo <305-321> – les questions sans réponses -

      367-395

Trio du scherzo: Matériel du Canon (la poursuite amoureuse) <156-185> qui est ici triple , se resserrant comme le premier  pour aboutir <393-396>  à une explosion dans tout l'orchestre de ce qui était l'unisson de <184-185>.

      396-401

Reprise très variée du matériel du Duo (les questions sans réponses) <305-321>

      402-409

Reprise du matériel de la Canzonetta (cette fois, par son début), qui s'achèvera sur le lever du rideau découvrant la 2ème scène.