LULU, Opéra d'Alban Berg -- Acte 1, Scène 2 : Analyse



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  Chap.  

DVD
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Piste

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Time

SEQ.


ss/séq.

  Mes. Séquence  

 
 

 

 
 

54   A  

Un salon élégant. Berg précise que l'on doit voir le Tableau somptueusement encadré.

Lulu et le Peintre sont mariés Lecture du courrier; le Peintre a vendu un tableau; annonce des fiançailles de Schön.
Le Peintre se demande qu'est ce qui empêche Schön de se marier...

 
00:21:3000:26 414-415

Sur les dernières notes de l'interlude, le peintre appelle Lulu (séquence parlée). Lecture du courrier, puis "au travail". La mesure qui suit <415> est identique à celle qui précédait la séquence parlée <414> ; comme si Berg considérait cette séquence comme une simple faille dans le discours musical, qui reprend là où il l'avait laissé.

     B  

Le peintre, plus désirant que jamais, serre Lulu de près. On sonne à la porte. Il veut aller ouvrir tandis que Lulu tente de le retenir.(ne fera-t-elle pas de même avec Schön avant sa mort mais qui, lui, la suivra dans la chambre ( dans la 1ère scène de l'Acte 2).
Coup de sonnette. Il va à la porte :

DUETTINO 
00:22:5601:49  B1  

Le peintre, plus désirant que jamais, serre Lulu de près. On sonne à la porte. Il veut aller ouvrir tandis que Lulu tente de le retenir.(ne fera-t-elle pas de même avec Schön avant sa mort mais qui, lui, la suivra dans la chambre ( dans la 1ère scène de l'Acte 2).
Coup de sonnette. Il va à la porte :

416-462
416-418

Deux Strophes. La première <416-435> celle du peintre parti pour se remettre au travail mais retenu par son désir auprès de Lulu. Le Peintre  invente un nouveau motif qui n'est pas sans "prévoir" celui celui de la Gavotte <600> quand Lulu chantera, à propos de la fiancée de Schön, "elle s'est évanouie de façon ravissante". Comme dans le Duo de la scène précédente <305> la musique de la première strophe est identique à celle de la seconde (mais ici sans transposition) avec souvent interversions du vocal à l'instrumental et essentiellement bâtie sur les quartes de l'Eros dont le motif revient inlassablement.

(voir Cavatine  , Acte 2 Scène 1)

Le PEINTRE Je trouve que tu es ravissante.

   418

Thème Lulu ♫ aux Clarin. qui répond <421> sur le motif de l'Eros ♫ "je sors du bain".

   420

A la Flute flaterzung : mélodie supérieure du th. Tableau par mvt rétrograde lorsqu'il évoque "la fraicheur du matin" mais au lieu des harmonies attachées au tableau ce sont ici les 7èmes diminuées (animalité de Lulu) .
En même temps aux cordes, petit canon (la poursuite érotique de la scène précédente) sur le thème de l'Eros.Que de signes en une mesure !

   428

La figure des trompettes n'annoncerait-elle pas une prochaine arrivée ? Et bien, justement <434>, on sonne (Labémol-Rébémol au Vibraphone). Mais avant….

   432-434

….subtile manipulation du thème de l'Eros, chanté par Lulu , repris ensuite par les cordes.

Lulu: Ne t'excite pas ainsi!

   434-435

Sonnette au Vibraphone, reprise du parlé.

   436

Alors qu'il s'apprête à aller ouvrir elle tente (sans conviction) de le retenir ! Silence de la musique.

 02:46  B2  

Lulu, seule, perdue dans ses pensées, : "Vous...vous..." Le peintre revient: "C'est un mendiant".puis quitte le salon pour rejoindre son atelier. Lulu reste seule

437-462

Après une seconde faille parlée : 2ème strophe celle de Lulu qui rêve : "Vous…Vous…"  sur son thème au 1.Cor puis à la Cl.-Basse par mvt. cont. <446-448>.

Mais quel Vous ? ?Musicalement, c'est une duplication de la première strophe <437-456> = <415-434>. On retrouvera aux pizz. de violons la même manipulation du th. de l'Eros lorsque le peintre reprend la parole… …avant d'aller, pour de bon cette fois, reprendre son travail.

   457-459

Il est précisément demandé par Berg que sur le mot "travail" (Arbeit), souligné par le motif à la timbale (qui encadre chaque strophe). , le peintre sorte. Série Génératrice mvt. cont sur sol entre Cbasse et CBasson (Souvent, Berg marque les entrées de personnage par le mvt. droit, et la sortie par le mvt. cont.).

Le Peintre: il est grand temps que je travaill

   460-462

Un chromatisme s'installe annonçant l'arrivée de Schigolch.

65   C  

Le mendiant c'est Schigolch. Nouveau personnage (la vermine évoquée dans le Prologue) dont on ne saura jamais vraiment qui il est. Père, ancien amant de Lulu? Aujourd'hui clochard et acteur de la "bande à Lulu" que nous découvrirons plus tard

KAMMERMUSIK 
 00:15 463-532

L'épisode de Schigolch ♫, en 5 séquences.

    C1  

Il vient lui demander de l'argent. Elle est fatiguée

463-474

1ère séquence : Il veut de l'argent.

   463-464

Th. de Schigolch ♫ (mvt. cont.) au C.Basson. Ce thème en trois éléments de quatre sons est un exemple de l'action d'un rythme (celui du Professeur de Médecine) sur l'exploitation de la Série Génératrice. Nous en verrons un autre exemple significatif dans l'interlude.

   465-469

Exploitation du chromatisme de Schigolch, parfois éclaté, entre voix et instrumental.

   470

La "fatigue" de Lulu se traduit par le mvt.cont. du thème de l'Eros, repris en écho par le quatuor à la mesure suivante, tandis que Vcl. contredit par mvt droit. (mvt. cont. et droit sont souvent employés par Berg pour souligner musicalement une contrariété, un échec).

LULU:Je suis fatiguée

   471-473

Accelerando de trille rythmiquement noté (procédé cher au compositeur).

 01:03  C2  

Mais aussi reconnaître la nouvelle situation de Lulu (qu'il n'a pas vu depuis longtemps) et dont il admire le portrait

475-488

2ème séquence : Presqu'en conquérant il apprécie l'appartement et le tableau représentant Lulu. Le tempo indique, du reste, maestoso. Schigolch chante son thème. Amplification, également, des intervalles. 2des min. et maj tendent à devenir 7èmes min. et maj. voire dans des écarts encore plus grands et génèrent des chromatismes retournés et des motifs mélodiques nouveaux. La 7ème min. fa-mibémol triomphera de l'ensemble jusqu'à la séquence suivante.

   483-485

Il admire le tableau ce qui nous permet d'entendre son thème aux bois, ornementé de plus par Clarin. et Cl.-Basse. <485>.. "J'aime marcher pieds..nus..là'dsus" chante Lulu <482-483> ; et Berg indique qu'elle doit marquer le pas après chaque mot... sur un rythme qui n'est pas sans évoquer celui du Destin !

SCHIGOLCH: C'est bien toi...

   486-488La respiration difficile de Schigolch est bien marquée aux Bois.
 01:50  C3  

Et, bien qu'asthmatique, boit ses liqueurs. Ils se racontent leur vie (brièvement)

489-506

3ème séquence : Ils se racontent leurs vies (très brièvement !) Véritable "invention" sur 7èmes majeures et mineures; la 7ème mineure représentative de l'asthme. Berg en était lui-même affecté pour l'avoir décrit musicalement si pertinemment  dans les mesures 491-493. Il est stupéfiant de voir ce que fait Berg avec une 2de mineure, les multiples variations d'intervalle qu'il opère, les nouveaux motifs qu'il en tire.

   491-493

Aux Bois : la figuration musicale de l'asthme !

   495-498

 A la flûte: un motif qui n'est pas sans évoquer celui de la Canzonetta (mort des deux premiers maris) quand Schgolsh chante "Et toi ? Raconte…"

 03:00  C4  

Evocation du passé; et maintenant, dit-elle: "je suis une bête..."

507-521

4ème séquence : Petit moment de tendresse brusquement cassé par le "Je suis une bête" de Lulu. Tendresse déjà présente dans une préfiguration du Th. d'Amour à la voix <513>. A remarquer (aux Cordes) l'"animalité" de Lulu en 7émes diminuées mélodiques ou harmoniques <519>  préparant sa déclaration <521> "Qui es-tu"  demande Schigolch, elle répond sur la première quarte de l'Eros . La seconde (la bémol – ré bémol), animera la sonnerie émise par le vibraphone. Etrange conjonction musicale entre animalité de Lulu, Thème de l'Eros et signal de l'arrivée de Schön.

Lulu: Une Bête...

    C5  

On sonne à nouveau; Schigolch sort. Schön entre: "que fait votre père ici?" ...

522-532

5ème séquence : On a sonné à la porte.

   523

La série distribuée entre Saxo, Cor Angl. et Htb. nous indique que c'est Schön ♫ (bien que nous ne le voyions pas encore). On remarquera que la lecture de chaque instrument nous donne les trois éléments du thème de Schiglosh !
Schigolch sort et Schön entre. Sur <528-529>
, Berg demande expressément que la scène soit vide ; il doit y avoir un "trou" visuel à cet endroit. Ce n'est malheureusement pas le cas dans cette réalisation. <531> : prémonition quasi furtive du Th. d'Amour aux Trombones lors de la rentrée sur scène (pour autant qu'elle ait été vide aux mesures précédentes !) de Lulu et de Schön. Nous analyserons ce thème lorsque nous le retrouverons comme coda de l'exposition de la sonate

   525

On sonne de nouveau (Vibraphone). Schigolch sort sur une montée de chromatisme fabriquée à partir de son thème et qui n'est pas sans rappeler la mort de Wozzeck.

   530

Aux trombones et 2. Violons: premier élément du Th. d'Amour ♫ qui encadrera toujours chaqe partie de la Sonate.

 6   D  

Schön, maintenant fiancé, veut cesser toute relation avec Lulu; qu'elle ne vienne plus chez lui.
Si son mari n'était pas si naïf...

SONATE 
   533-624
533-668

Exposition

    D1  

Schön, maintenant fiancé, veut cesser toute relation avec Lulu; qu'elle ne vienne plus chez lui.
Si son mari n'était pas si naïf...

533-553

1er Thème : Th. de Schön ♫ aux  aux violons.

   534-538

Repris pas Lulu  sur mi bémol et Clarin. sur ré bémol puis sur mi bécarre <537-538> .

LULU: Vous pouvez me dire "tu".

   539-540

Entre Altos et 2d Vons Th de l'Eros en doubles croches qui annonce le "je voudrais en parler avec vous" de Schön la mesure suivante , et préparée par le début de son thème aux 1.Vlons.

   541

Aux 1ers Vons Th. de Schön.

   542-543

Reprenant les sons des derniers mots de Schön, petite "comptine" amoureuse de Lulu qui pense à "…hier" ! Coagulation harmonique "évasive"… (tranquillo)

   544-548

"Ne parlons pas d'hier" répond Schön sur ce même motif. (que donc s'est-il passé hier ?) Puis il commence à s'animer. Il est "contrarié" ce que soulignent les cordes graves par son Th. par mvt cont. (!) <544>. Il reprend son calme dans sa demande à Lulu reprenant le mvt droit <547-548>.

SCHON: Je te prie de cesser de me rendre visite

   549-553

Les Bois introduisent une variation (rythme et intervalles) du Th. sur sol qui opérera jusqu'au…

   550-551

Pour la première fois le Peintre est nommé (Walter) par Schön sur sa série par mvt. cont sur do en commençant par le 7ème son. On pourrait penser que ce traitement figure le mépris dans lequel l'un tient l'autre!

SCHON:Si Walter n'était pas si naîf (enfantin)

 01:41  D2  

Et bien, justement, chante Lulu: "il ne voit rien, il est aveugle". Qu'importe cet aveuglement. Schön a marié Lulu (2 fois); il veut la paix...

554-586

Pont : En trois parties. Dans la première (a) Lulu juge son mari, le Peintre. Dans la deuxième, (b) Schön juge Lulu. Et, trouvaille de Berg (il y en aura d'autres de ce type plus tard) la troisième (c) n'est qu'une superposition des deux. Berg a su trouver un dispositif formel conforme à la "controverse".

   557

Tandis que Schön chante "quand il ouvrira les yeux" sur une variation mélodique de sa série : Th. de Lulu au hautbois !!! ...

   559-561

…Repris à la flûte puis à la voix : Thème de Lulu. Pour son mari peintre, "elle n'est qu'une femme". Une image de femme, pourrait-on dire.

<560>, une discrète allusion à la Canzonetta de la scène précédente au Cor anglais.

   561-578

(b) Schön , énervé lui répond (accompagné par les cordes sur une amorce de ce qui sera le 2ème Th. <561-562>.

Le "but" c'est précisément ce dont il va être question dans le 2ème Th.

SCHÖN: Venons-en au but!

   563-564

Encore plus amputée, la série Schön au trombone et à la voix quand il chante "j'ai fait ton mariage"

   569-571

Au tuba : Thème de Lulu.

   575-578

Un dernier envoi du Th. Lulu aux violons quand Schön chante "laisse-moi hors de tout cela".

 02:52 578-586

(c) = a, à la différence près que Schön chante sur un dessin confié à l'orchestre en (a) et repris ici. Lulu, elle chante le même texte (motif du Pont). Chacun rumine ce qu'il vient de dire précédemment. Aucun n'écoute l'autre.  

 03:20  D3  

...conduire sa fiancée dans une maison propre et se marier. Mais Lulu ne le lâche pas; on pourrait continuer à se rencontrer...

586-614

2ème Thème Maintenant le 2ème Thème ♫ de la Sonate :  <586> , aux 2ds Vons et Sax. Certains commentateurs ont vu, dans son caractère désuet, (quasi Gavotte) les images de la respectabilité bourgeoise du mariage et de la bonne société. Rappelons que dans Wozzeck le sermon moralisateur du capitaine à Wozzeck est sur une musique de Gavotte.

   594 et suiv.

2ème Thème b ♫ (musette) Schön veut une maison propre pour sa fiancée.

   600-604

Retour à la Gavotte (au Sax. alto et à la voix )

LULU:C'est vrai qu'elle (la fiancée) est devenue jolie à ravir.

   605-610

Retour à la Musette (Clarin.) Lulu n'abandonne pas : "On pourrait se rencontrer où vous voudrez…" Mais Schön répond <608-610> sur sa série sur ré bémol : "nous ne nous rencontrerons plus."

   610-614

Dernier retour du 2ème Th. (gavotte) à  la voix doublée par la 1. Trp. pendant que les cors s'alanguissent sur les six premiers sons de la série de Schön comme pour contredire les paroles de Lulu .

LULU:vous ne croyez pas vous-même ce que vous dites

     E  

Elle ne peut l'oublier; elle lui doit tout.

CODA de la SONATE  
00:32:2804:13 615-624

Pathétique déclaration des sentiments que Lulu porte à Schön. Musique mahlerienne qui reviendra souvent dans l'opéra, particulièrement dans la rencontre avec Jack au IIIème acte. Thème d'Amour ♫. Combinaison mélodico-harmonique de la série de Schön rythmée par le rythme du Destin ♫.

   615-616

1ère phrase sur la série Schön sur La bémol aux cordes (voir la disposition sérielle sur le lien) tandis que Lulu commence à dire (parlé) son amour

   617-620

2ème phrase sur la série Schön sur mi (cette fois plus explicite aux seuls violons ).  

LULU (parlé): Si j'appartiens à un homme en ce monde, c'est à vous.

   622

Reprise variée de la première période. <623-624> : les cinq derniers sons de la série de Schön (1ers Vons et Fl.) 

LULU: Qui, au monde, s'est jamais occupé de moi, sinon vous?

     F  

Schön réitère son ordre; qu'elle le laisse se marier

REPRISE de la SONATE 
00:33:1805:03 625-668

Exposition. Berg ne saurait se contenter (comme dans la sonate classique) d'une pure répétition. Aussi bien cette reprise est plus ramassée que le modèle. Elle est devenue une sommation. Chacun "rumine" ce qu'il vient de dire précédemment. Aucun n'écoute l'autre. La musique est la même mais les permutations voix-orchestre nous la fait entendre différente.

    F1  

Schön réitère son ordre; qu'elle le laisse se marier

625-632

= <533-542>. 1er Th. : 8 mesures au lieu de 20 (1 ton au-dessous au début). Normal, seul Schön chante pour réitèrer son irritation. Berg ne reprend le matériel musical que des 8 premières mesures du 1er Th. de l'exposition.

Au passage: Schön mvt.cont. < 627 >

SCHÖN: Ne te mets pas une troisième fois entravers de ma vie.

    F2  

Elle a pourtant un mari qui devrait la satisfaire...

633-649

<633-640> = <579-586> Pont. Là aussi, retrécissement : 17 mesures au lieu de 32.

   633-640

Ce qui était à la voix de Schön est maintenant à l'orchestre. C'est le fragment c (le plus important) qui est repris.

< 638-639 >  Aux 1. Vons  puis Clarin. Th. Lulu.

Le Pont s'achève sur Th. Schön sur ré (energico) "je vais me marier…" rapidement couvert par le 2ème Th. (Lulu). La confrontation se resserre.

SCHÖN: ... tu serais enfin satisfaite.

    F3  

Elle prétend ne rien avoir contre le mariage de Schön ! Comment serait-elle jalouse d'une enfant ?

649-665

2ème Th. à la voix, au piano et aux bois. 16 mesures au lieu de 28.

   649-655

La partie Gavotte. (649-655 = 586-592)

   655-660

La partie musette

   660-665

De nouveau la partie Gavotte

     G  

Le peintre rentre sur la fin de la discussion et demande ce qui se passe. Lulu sort et laisse les deux hommes seuls.

REPRISE de la CODA 
   666-668

Les deux premières mesures. On doit remarquer que cette coda est chaque fois entendue sous du "parlé" ; comme si Berg tenait à ce que cette musique soit perçue pour elle-même. (comment ne pas penser à l'interlude en ré mineur de Wozzeck).

     H  

1er Groupe : la délation

MONORITMICA 
   669-957

La monoritmica (comme son nom l'indique) est entièrement basée sur le Th. Rythm. du Destin ♫ (3 3 1 1). Il est suffisamment visible pour que je n'ai pas à le signaler dans les 18 sections qu'il scande. 18 "variations" parsemées de "mémoires" des actions et personnages précédents. Particulièrement ce qui concerne le Peintre et le Professeur. J'ai noté les principales mais on peut en trouver d'autres. Ces 18 sections se répartissent en trois groupes de poids inégal [1-7] [8-13 [14-18]. [1-7] : sept tempis de 76 à 132 à la croche, [8-13] 6 tempis de 76 à 132 à la noire, [14-18] 5 tempis de 76 à 132 à la blanche. Le Tempo 18 (blanche = 132) sera celui de la découverte du corps du suicidé, le point culminant de la scène, et aussi le point charnière de la rétrogradation continue des tempi jusqu'à la fin de la scène (rétrogradation annoncée du futur Interlude). A la tension dramatique qui monte progressivement correspond non seulement l'accélération mais aussi le nombre de tempis dans chaque groupe ; l'échelle d'accélération, de ce fait, se trouvant plus raide à chaque nouveau groupe.

   666-701

Ier Groupe : Schön introduit le doute dans l'esprit du Peintre.

   666-668

(croche =76) Coda de la Reprise (toujours sur du parlé) de l'exposition (tuilage). Le Th. rythmique est exposé par le Th. d'Amour, complété, la deuxième fois, par les deux pizz. de CBasse. Alors que ce groupe commence par le tempo, la Monoritmica elle, commence au mvt. métronomique suivant.

    H1  

Schön au Peintre: "Tu as épousé 1/2 million". Tu as tout pour être heureux.

669-671

(croche = 84) "Tu as épousé un ½ million" sur Série Génératrice qui se poursuit sous divers aspects. Les deux chanteurs s'expriment en "sprechstimme".

    H2  

Et pourtant il ne surveille pas sa femme "qui ne le respecte pas". Il doit la surveiller davantage

672-674

(croche = 92)   "Ne me respecte-t- elle pas ? " chante le Peintre qui lui, ne respecte pas l'ordre de la série Lulu...

   672-673

...en commençant par les trois derniers sons ! L'orchestre, lui, exprime le rythme par les trois accords qui précédaient l'Introduction au Canon <130-131> et qui ainsi nous mémorise le premier seul-à-seul du Peintre avec Lulu.

 Schön : "Surveilles-la mieux" sur le même motif que <554> à la Clar (Pont) quand Lulu chantait "il ne me voit pas" Le cor remet l'ordre convenable dans la série Lulu <674> quand Schön chante "nous ne sommes pas des enfants"

    H3  

Schön répète: "Tu as épousé un 1/2 million" Le Peintre s'affole: "avec qui?" On comprend que c'est avec lui, Schön, qu'elle le trompe.

675-678

(croche = 100) Schön réitère ce qu'il disait en H1 et donc sur les mêmes notes (Série Génératrice) scandé maintenant sur un obstinato d'accords de 5 sons. (début de la délation). Refusant l'éventualité d'un duel, il se remet à chanter sur le début de sa série sur fa.

SCHÖN:Tu as épousé un 1/2 million..

    H4  

Qu'importe "ce qui est fait est fait" Il faut surtout éviter le scandale.

679-685

(croche = 108) Le Peintre ♫ "Mon Dieu ! " sur les mêmes notes que dans l'arioso devant le cadavre du Professeur.

   680-681

<332> Deux mesures en miroir (comme en <113-114>) pour éviter le scandale… Sons 5-9 de série génératrice mvt cont

   683-684

Aux cuivres en sourdine : reprise, pour la deuxième fois, de l'Introduction au Canon <143-144>  

   685-686

Schön chante sur la série de Schigolch (?) tandis que les flutes déploient le système Peintre (Série Génératrice repliée sur elle-même 6 + 6). Le rytrhme est là exprimé par les cordes graves sur la note SI. Serait-ce une mort annonçée ?

    H5  

Car Schön la connaît depuis ses douze ans.

686

Le Rythme au Piano et 1. Trb.

    H6  

Au Peintre, qui en ignorait tout, il raconte toute son histoire.

687-693

(croche = 120) Où l'on en apprend sur le passé de Lulu.

< 687>: Série Génératrice mvt. cont aux 1. Vons, Série Lulu par le Peintre et Harpe.

LE PEINTRE: Elle ne m'en avait rien dit.

   688

Il répète "elle ne m'en avait rien dit" et c'est l'alto (synchrone) cette fois, qui confirme par le mvt. cont.

   691-692

Et comme pour accentuer la différence entre le savoir du Peintre et celui de Schön : au mvt. dr. de la série Lulu chez l'un répondra la même par mvt. cont. chez l'autre.

    H7  

Et comment elle a connu son premier mari, le Professeur de Médecine (Dr Goll) et qu'après sa mort, elle voulait l'épouser lui, Schön.

694-701

(croche = 132) Comment a-t-elle connue le Professeur de Médecine ? Après sa mort elle avait décidé de devenir la femme de Schön.

   694

Au Vcl pp et en harmoniques le Rythme du Professeur Aux Cors et Bois : les quatre accords de la mesure 92 (le tableau a été commandé par le Professeur de Médecine)

LE PEINTRE: Et comment le Dr Goll l'a-t-elle connue ?

   695-697

Schön s'y reprend à trois fois pour exprimer sa série (comme s'il hésitait à parler de la mort de sa femme ainsi que de sa nouvelle fiancée).

   698-699

Fiancée évoquée par les Vlles et Pno par un e version très variée du 2ème Th – gavotte – de la Sonate <586-588>. 

Schön chante le Th. de Lulu. <698-699>

SCHÖN:Elle voulait devenir ma femme.

   700-701

Début du système de tierces du professeur.

 02:30  H8  

2ème Groupe : effondrement du Peintre
"Tu as épousé un 1/2 million"

702-738

2ème Groupe. Toujours de 76 à 132 mais cette fois à la noire.

   702

C'est Schön qui ouvre (Série Génératrice) comme en <669> mais cette fois sur Sol (c'est le 3ème ½ million !) tandis que les tierces du Professeur cessent <703> pour être remplacées par un "reste" du rythme Professeur (Piano et...

   703-704

...G.Caisse). Alors que la partition indique "le Peintre de plus en plus effondré" les Cors martellent la Série Génératrice par mvt. cont.

   704

en commencant par le 5ème son. "Mémoire" du Duo <305-306> au Sax.,

   705-706

puis Trp. "Dire que quand je l'ai connue, elle m'avait dit… Au sax. toujours Série Génératrice par mvt cont. …qu'elle n'avait jamais aimé…" (cf. <316-318>) tandis qu'à la harpe passent une suite d'accords qui ressemblent bien à ceux (tableau) de la mesure

   708-709

309. Aux Bons, Schön et Vcl: "mémoire" du Duo Miroir <113-114>.

    H9  

Comment se nomme-t-elle vraiment?

Eva (comme le peintre l'a appellée au début de la scène,

Nelly (comme dans la scène précédent <188>,

Mignon (comme Alwa la nommera dans la 1ère scène du 2ème acte)

710-716

(noire = 86) C'est maintenant l'interrogation sur les divers noms de Lulu.

   712-714

Les Vlles s'approprient le rythme sur le motif Schigolch dont il va être fortement question dans la section suivante. Après les flash-back, les flash-forward… Quelle mémoire ce peintre ! Voilà qu'il chante " je croyais qu'elle s'appelait Nelly" sur le même motif par lequel Lulu lui répondait (dans la première scène) "je m'appelle Lulu" <189>. Même rappel, mais cette fois il s'agit dEva. <190>.

    H10  

Le Peintre de plus en plus ébahi, apprend, de plus, que Schigolch serait son père!.

717-723

(noire = 96) Donc Schigolch serait le père de Lulu ? C'est, en tous les cas, ce que nous dit la musique.

    H11  

Schön lui enjoint de se ressaisir, de faire preuve d'autorité, mais le Peintre ne l'entends déjà plus.
Dialogue de sourds.

724-731

(noire = 106)

   724-725-726

Tout d'abord la plainte du Peintre "tout est mensonge" sur le Th de l'Eros par mvt cont. (égal au mvt rétrograde) tandis que Cordes graves énoncent le début de Lulu repris par le Peintre. Schön "fais-lui sentir ton autorité" sur sa série… … reprise amplifiée par les 1ers Vons (Deux injonctions valent mieux qu'une !). Ils chantent ensemble maintenant, sûrs de ne pas s'entendre. Le Tableau ♫, lui, s'entend clairement au Po et Tromb. sur le rythme.

   728

Le peintre : "elle a juré…" sur Th. Lulu par mvt. cont. (parjure !). Commence alors un canon sur le th. rythm. entre Po et Tromb. Il s'agit bien d'un dialogue de sourds !!

    H12  

Schön poursuit son admonestation. "Tu as épousé un 1/2 million"
Le Peintre est fou de douleur.

732-738

(noire = 118)

   732

Piano et Cordes graves : Série Génératrice mvt cont. (- 4 premiers sons) Après les "oh Gott" du Peintre et sur la question de Schön qui suit, de nouveau le matériel de la mesure 332, comme si le Peintre contemplait déjà son propre

   733

cadavre… "gardes-la bien" chante Schön sur Th. de l'Eros par mvt cont.

   735

"tu as épousé un demi…" Nous n'avons droit qu'a une demie Série Génératrice sur ré !

   738

Le cri du Peintre; "si je pouvais crier" aussi sur le Th. de l'Eros par mvt cont. (avec toutefois une interversion des sons extrêmes) On ne peut s'empêcher de penser à celui de Lulu au moment de sa mort à la fin de l'opéra. La Grosse Caisse reprend le Th. Rythme par mvt rétrograde.

    H13  

Puis, brusquement, semble retrouver son calme et sort de la pièce pour, à ce qu'il dit, parler à Lulu.

739-747

(noire = 132) La partition indique (à propos du Peintre) "apparemment plus calme". Il abdique, sa décision est prise.

   739-740

Est- ce parce qu'il entend aux Tromb. une ébauche du Th. d'amour ?

   742

Nouvelle injonction de Schön sur son thème, que poursuivra le Peintre <743> comme si, pour la première fois, ils...

   744

...étaient d'accord. Accord confirmé par Série Génératrice (légèrement variée) par Harpe et CBasse

   745

Reprise du Th. Rythmique par mvt droit.

    H14  

3ème Groupe : mort du Peintre
Schön va vers la porte par laquelle le Peintre est sorti et la trouve fermée à clé. On entend alors d'épouvantables gémissements. Lulu, qui est rentré dans la pièce, et Schön, tentent d'ouvrir la porte mais sans succès. Il faut une hache.

748-765

3ème Groupe Toujours de 76 à 132 mais à la blanche et cette fois 5 sections (au lieu de sept puis six). Cette section entièrement parlé, et comme la suivante, confiés à la seule percussion. Pour cette section : à sons indéterminés.

Quand Schön dit (parlé) "Quelle rude besogne" on ne peut s'empêcher de penser aux dernières paroles de Jack après son double crime: "Quel travail!".

Le Peintre sorti, tout le monde s'agite et prend peur. Et cela se traduit, musicalement, par un quadruple canon (sur le Th. Rythm.) en décalage, brusquement interrompu par l'élément signal (quarte la bémol ré bémol). On sonne à la porte (Vibra sur la bémol-ré bémol)

00:00:09   H15  

On sonne à la porte.. Schön hésite à ouvrir et surtout essaie de fuir la situation.
C'est Alwa; d'abord excité par "la révolution a éclaté à Paris" puis prenant conscience de ce qui se passe.
On cherche une hache.

768-787

(blanche = 86) On n'y répond pas. Et commence alors un nouveau canon rythmique mais cette fois aux quatre timbales. Egalement interrompu par une deuxième sonnerie au vibraphone., laquelle est précédée du Th. Rythm.

   773-787

Le canon reprend mais, cette fois à 2 temps donc plus précipité. Vcl annonce la reprise du chant de Schön sur Série Génératrice mvt cont.

On remarquera le Da Capo ad lib. < 786 > si le tempo de la mise en scène le nécessitait.

    H16  

Pour la 1ère fois, Schön appelle le Peintre par son prénom: Walter.( Il fallait donc qu'il meurt pour être nommé!)

788-811

(blanche = 96) Le canon rythmique (maintenant à un temps) s'est déplacé au Quatuor. Alwa, qui est là...

   794

...maintenant, se signale par son thème en triolets (varié) à la Clar.

   796

Les bois s'ajoutent au canon du Quatuor maintenant à ½ temps. On peut remarquer que cette progression dans le resserrement est identique à celle utilisée dans la poursuite érotique de la première scène.

    H17  

Après divers essais et grâce à une hachette apportée par Lulu on finit par enfoncer la porte

812-832

(blanche = 112)

   816-817

La G.Caisse nous envoie une prémonition par le Rytme en mvt. rétrograde… ! Et tandis que tout le monde...

   818-824

s'affaire sur la porte derrière laquelle se trouve le peintre le Canon se poursuit aux Bois et Cors. Alwa s'acharne sur la porte tel que nous le fait entendre le Hautb. <820>. Au basson Série Génératrice mvt. cont. Sortie des seules percussions.

   824

 "Plus fort" chante Schön sur son thème.

   829-832

auquel répond par les Tromp. Celui d'Alwa. Le rythme aux timbales sur une 7ème diminuée (!) se transforme en trémolo. Un jeu très subtil des dynamiques (que je crois difficile à réaliser dans ce tempo) fait progresser l'angoisse musicale de l'ensemble.

    H18  

Alwa découvre le cadavre du peintre.

833-842

(blanche = 132) Dernière marche de cet escalier des tempis avant de se trouver au centre de leur rétrogradation dans la section suivante. Dernière étape avant l'horrible découverte ;  aux quatre cors: le thème d'Alwa, écartelé  Le rythme toujours là aux timbales, scande (par superposition) le Th. de l'Eros au Quatuor.

Triple canon donc, à trois vitesses différentes.

    H18-  

Puis Lulu, découvrant à son tour le cadavre, pousse trois cris

843-852

(132 = 132) Blanche = Blanche. Clé de voute de cette arche dont la volée descendante des tempis va retrouver I a à la mesure 957. Mais ici le "marche par marche" devient un plan incliné, un long ritenuto simplement "balisé" par les tempis précédents. On retrouve poarfois le matériel de la section correspondante. C'est le cas ici, par exemple avec les timbales qui ne retiennent que les deux derniers éléments du rythme ; ce qui accentue encore la précipitation mucicale. Mais le "pic" dramatique sera le cri de Lulu  découvrant le cadavre sur un Si aigu.

    H17-  

Elle ne peut supporter ce spectacle et sort de la pièce

853-872

(blanche = 112) On retrouve les 7èmes diminuées de la sensualité de Lulu (qui accompagnent le début de son thème par mvt. cont. < 853 >) qui la pousse déjà vers Alwa (qui termine ce thème).

   867

La flute le confirme où également les Iers Vons "retrouvent" <868> le motif de la Canzonetta que chantait Lulu à la mort de son premier mari <261> ! Dans la même circonstance, elle sort se changer !

    H16-  

C'est, comme à son habitude dans ce genre de circonstance... pour se changer !!

873-884

(blanche = 96) Confirmation de son cynisme habituel par son Th. mvt cont. aux Vons + Po.

   877

A la flute, Alwa s'exprime Schön est très contrarié.

   879

Les Vcl annoncent la contrariété de Schön !

    H15-  

Léger différent entre les deux hommes; Schön voit ses fiancailles compromises

885-909

(blanche = 86)

   885-889

 Aux Bois et dans une autre rythmique le début du 2ème Thème de la sonate (Gavotte) quand Schön parlait de ses fiancailles.

SCHÖN:Et voilà mes fiançailles par terre....

   897

Quand Alwa (+ Altos) reproche à son père ses intrigues  : Th. de Lulu droit puis cont. <902> Et la mort de sa mère (Clar.Basse < 901>. Nous apprendrons plus tard que c'est Lulu elle-même qui l'a empoisonnée !

 

ALWA: Quand ma mère est morte

    H14-  

Lulu réapparaît en manteau de voyage et veut quitter cet endroit

910-914

(blanche = 76) Série Génératrice mvt cont. sur sol aux Alt. <911>.

LULU: Je ne resterai pas plus longtemps ici.

    H13-  

Schön passe sa contrariété sur le cadavre

915-919

(noire = 132) Le Rythme se poursuit aux Bassons puis aux Clar. et Fl. sous la forme 3 1 3 3

    H12-  

Alwa calme Lulu

920-921

(noire = 118) Sax et Bons sur les six premiers sons de la série d'Alwa. Fl. Htb. et Clarin. retrouvent le rythme original.

    H11-  

Petite homélie funèbre

922-927

(noire = 106) Le téléphone sonne ; Schön répond. Les Clar. commentent… sur le Th. Lulu droit,

   924

puis par mvt cont.

    H10-  

Suite : au fond c'était un homme bien... Pendant ce temps Schön est allé téléphoner. On perçoit vaguement les mots de suicide, gorge tranchée, délire de persécution...

928-937

(noire = 96) Pendant que Schön raconte le drame au téléphone (récité) Lulu et Alwa dialoguent sur les six premiers sons de la série d'Alwa < 930-933 >.

   934

Lulu aux cordes.

LULU: Il y a dix minutes, il était encore là...i

   936-937

Puis Th. de l'Eros justement quand Schön (au téléphone) parle de "délire de persécution"…

    H9-  

On revient au journalisme (Schön est un magnat de la presse).

938-944

(noire = 86) L'égoïsme de Schön se traduit maintenant par de furtives apparitions du seul début de son Th.

   942

(varié)

    H8-  

La révolution à Paris ? Schön espère que ces évènements internationaux feront oublier ce drame.

945-948

(noire = 76) Les trémolos sur la quarte mibémol-labémol aux violons (bien que "col legno") nous indique qu'il se passe quelque chose. Oui "la révolution à Paris". Du coup les deux hommes redeviennent hommes de Presse et...

   946-948

...leurs séries se font entendre plus clairement.

    H7-  

On sonne. Sans doute, la Police.

949-950

(noire = 66) Le ritenuto se poursuivra pour retrouver le Blanche = 76 (noire = 38 du début à la mesure 958). Lulu introduit le Th. de l'Eros….

    H6-  

Lulu remarque que Schön a du sang sur la main

951

(noire = 60)….pour aussitôt le décliner par mvt. cont. lorsqu'elle efface du sang sur la main de Schön.

    H5-  

C'est le sang de son mari; mais il ne laissera pas de traces...

952-953

(noire = 54) "C'est le sang de ton mari, ça ne laissera pas de traces" Bien sûr puisqu'en sourdine les trombones et trompettes amorçent déjà le Th. d'Amour qui clôturera cet épisode (il l'avait initié) en ouvrant l'Interlude.

    H4-  

"Tu es un monstre" chante Schön. "Vous m'épouserez quand même" répond Lulu

954-955

(noire = 46) Et donc, Lulu : "Vous m'épouserez quand même" sur son Th.

    H3-  

"patience, les enfants" ......

956-957

(noire = 42) On sonne de nouveau à la porte par Harpe Vibra et Po. Fin du ritenuto. Berg demande que l'on soit à noire = 38. RIDEAU (tombe brutalement, demande Berg).

 9   I  
INTERLUDE 
   958-992
958-967

Essentiellement sur le Th. d'Amour ♫, Th. d'Amour tel qu'entendu dans la Coda de la Sonate.

   967-975

Brusquement, Schön qui s'impose brutalement au Quatuor puis aux Bois alors que le 1er Trombone (accompagné des deux autres + harpe faisant ainsi une suite d'accords parfaits majeurs –accord de Schön-) décline un aspect tranquille et amplifié de sa série.

   972

Puis, de nouveau aux cordes et Clar. Sax. mais seulement les six premiers sons. Serait-ce le début de la dégradation de Schön ? D'autant que les Cors et le Piano reprennent la suite d'accords parfaits des trombones (série Schön par mvt. cont.) mais en mineur cette fois ! (Alwa n'est pas loin…)

   976

Tout cela, à cause de l'Eros dont les quartes la-ré-mibémol-labémol se distribuent dans tout l'orchestre.

   979-982

Reprise transposée (à la dominante, si l'on peut dire !) du Th. d'amour. 1ère et 2ème période, brusquement...

   984-985

...interrompu par le Rythme (Po, Harpe G.Caisse Trp. Tromb.), sorte de rappel du dispositif "temps différé", pour...

   986-987

...se terminer par sa dernière période (Vons Trp Fl).

   989-991

l'Eros descendant aux Htb. Trp. Cors. L'orchestre de fosse se fond dans l'entrée assourdie (censé se trouver derrière la scène) d'un Jazz-band. Le RIDEAU s'ouvre (en deux mesures à 2/4, 120 à la croche !) sur la scène suivante.